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Pyrénées-Orientales : Le monde scientifique pleure la disparition du grand biologiste et parasitologue catalan Claude Combes

Claude Combes, éminent scientifique de l’université de Perpignan est décédé le 8 juillet dernier dans la ville où il avait vu le jour le 22 juillet 1935. Membre de l’Académie des sciences ainsi que de l’Académie d’agriculture de France, le Catalan laisse derrière lui de nombreux travaux de biologie, notamment en parasitologie où il a marqué sa génération ainsi que les suivantes. 

Le parcours hors pair de cet agrégé des sciences naturelles en 1958 à l’âge de 23 ans puis docteur ès-sciences en 1967, décoré chevalier de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre national du Mérite et commandeur dans l’ordre des Palmes académiques, force le respect et l’admiration. Élu Correspondant de l’Académie des sciences le 25 mars 1996, il en fut également membre le 30 novembre 2004. Sans oublier, en 1999, l’Académie d’agriculture de France. Biologiste et parasitologue, Claude Combes a centré ses recherches sur la transmission, l’écologie et l’évolution des organismes parasites et sur les pressions sélectives dans les systèmes parasites/hôtes. Il a travaillé notamment sur les agents pathogènes responsables des schistosomoses humaines, affectant, dans les régions intertropicales, plusieurs centaines de millions de personnes. 

En 1970 il est nommé professeur de biologie à l’université de Perpignan. Huit ans plus tard il crée le Laboratoire de biologie animale (UMR 5555 « Parasitologie fonctionnelle et évolutive ») associé au CNRS qui est un Centre collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé. On ne compte en outre plus les prix scientifiques qui ont jalonné toute sa carrière.

« Mon mari était non seulement brillant certes, mais il possédait aussi un humour ravageur, une modestie naturelle et savait se mettre à portée de tous ses interlocuteurs. C’était un être doté d’une grande sensibilité », détaille avec beaucoup d’émotion Isabelle, la veuve de Claude Combes. Le scientifique catalan (sa mère était argelésienne, son père perpignanais), nous a donc quittés il y a tout juste une semaine, emporté par un cancer à l’aube de ses 86 ans. Il repose au cimetière Saint-Martin de Perpignan.

D’ origine shangaïenne, également professeur agrégée (de chinois) à l’UPVD, Isabelle Combes révèle quelques facettes plus intimes de son grand homme. Ils se marient, ont une fille à laquelle ils donnent le peu commun prénom de Marie-Cerguine, aujourd’hui âgée de 25 ans et en dernière année à l’école vétérinaire de Toulouse. 

Et de dérouler le fil des souvenirs. « Mon mari avait d’autres passions que son métier : il adorait le ski de descente (il fut même moniteur agréé et a donné des cours dans les Pyrénées et les Alpes), la photographie (il a reçu un prix prestigieux pour l’un de ses clichés pris en pays catalan) et l’astronomie. D’ailleurs, pour l’un de ses anniversaires nous lui avions offert une paire de lunettes spéciales pour observer la nuit étoilée…Il était fier et heureux comme un enfant. ». 

 

 

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